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theatre
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Édifices de spectacle
Les
premiers théâtres romains datent de la fin de la République. Les
théâtres pouvaient être implantés en terrain plat car, à la différence
des théâtres grecs, les théâtres romains ne s'appuyaient pas contre
une colline, d'où l'énormité de ces constructions, nécessitées par l'édification
des gradins pour les spectateurs. Une formidable substructure, formée de
larges couloirs intérieurs voûtés, appelés "vomitoria",
et de passages souterrains également voûtés, permettait de gagner les
gradins supérieurs ou de "vomir", en cas d'accident, les
milliers de spectateurs présents.
Le
théâtre romain était un édifice compact constitué de trois parties,
les gradins (cavea), l’orchestra, en demi cercle, et l’édifice
scénique; les acteurs évoluaient sur une scène basse devant un mur très
orné (frons scenae).
Les Romains, préférant un espace clos
à un espace ouvert, édifièrent derrière la scène un immense mur,
aussi haut que les gradins supérieurs de l'hémicycle, percé de
plusieurs portes pour les acteurs, de niches pour les statues des
empereurs et des dieux, ornés de frontons, de pilastres et autres
ornementations. Le théâtre de Marcellus à Rome, dédié au neveu
d'Auguste, est le premier théâtre de ce genre. La grande façade
circulaire frappe par sa puissance tout autant que par sa simplicité,
tandis que les ordres grecs, engagés dans le mur, ont perdu leur caractère
architectural pour devenir un élément décoratif : cette façade sera répétée
indéfiniment.
| Théâtre d'Orange (France). IIe siècle
ap. J-C.

Arts et civilisations Rome, p.92,
Artis-Historia, Bruxelles, Belgique, 1989
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Pour les
concerts, les Romains disposaient d’un bâtiment couvert, l’odéon.
L’amphithéâtre
(littéralement «théâtre en rond») était destiné aux chasses et aux
combats de gladiateurs. Les amphithéâtres étaient des grands espaces
ovales pour les jeux et les spectacles. Ils se
composaient d’une arène et de gradins elliptiques. Ils
exigeaient eux aussi les mêmes substructures énormes et puissantes.
Certains aménagements, comme les cages des fauves, se trouvaient en
sous-sol.
L’amphithéâtre
de Pompéi est l’un des plus anciens (70 av. J.-C.). Son grand
axe mesure 135 m, le petit 104 m. Il pouvait recevoir 12 000 spectateurs
mais n'avait, cependant, ni souterrains ni fosses, qui n'apparaîtront
qu'avec l'Empire.
| Amphithéâtre de Pompéi

Arts et civilisations Rome, p.92,
Artis-Historia, Bruxelles, Belgique, 1989
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Le
plus imposant était le Colisée de Rome (70-80 apr. J.-C.) : il
pouvait accueillir environ 50 000 spectateurs. Ces bâtiments très
représentatifs de la civilisation romaine se rencontraient dans tout
l’empire; le théâtre de Sabratha en Libye (180 apr. J.-C.)
et l’amphithéâtre d’El Djem en Tunisie (début du IIIe siècle
apr. J.-C.) retiennent l’attention.
Les arènes d'Arles, de la fin
du 1er siècle, sont encore une construction à taille humaine, dont la façade
extérieure laisse deviner, malgré les attaques du temps, les ordres
grecs chargés de rompre la monotonie du mur, percé de grands trous
noirs.
Tant les théâtres
que les amphithéâtres prévoyaient à la partie supérieure de la façade
une corniche pour tendre un "velum", une bâche au-dessus des
spectateurs afin de les protéger du soleil ou de la pluie, fermant
totalement l'espace.
Les cirques comprenaient le
stade et l'hippodrome.
Le "Circus Maximus" de Rome avait une
longueur de 600 m et pouvait recevoir 450 000 spectateurs. Les
gradins s’incurvaient à une extrémité.
La spina, sorte de
longue base portant des trophées, des obélisques et deux brones aux extrémités,
marquait l’axe de la piste autour de laquelle tournaient les chars.
À
chaque tour de piste il fallait contourner la spina sans heurter les
bornes. Les empereurs suivaient les jeux du haut d'une tribune, accessible
de leur palais du Palatin.
Le
palais de Maxence, à Rome, offre un bon exemple de cirque (512 m sur
81-85 m; début du IVe siècle apr. J.-C.). Il existait
aussi des bassins pour les batailles navales.
Celui-ci combine le ionique et le corinthien. Dans le chapiteau
composite, les feuilles d'acanthe corinthiennes soutiennent les volutes
ioniques.
L'association des trois ordres grecs est une
autre combinaison commune. Par exemple, le Colisée possède des colonnes
doriques au rez-de-chaussée, ioniques au premier étage et corinthiennes
au deuxième.
Finalement, l'utilisation constante de
L'arc et les différents édifices sont d'autres caractéristiques de
l'originalité de cette architecture.
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| source |
| Encyclopédie Encarta De Luxe 2000,
Microsoft Encarta, 1999 [CD-ROM] |
| Arts et civilisations Rome,
p.88-93, Artis-Historia, Bruxelles, Belgique, 1989 |
| Rome, mille ans de puissance et de
gloire, Sélection du Reader's Digest, Espagne, 2001 |
| Arts et civilisations Rome,
Artis-Historia, Bruxelles, Belgique, 1989 |
| Encyclopédie Encarta De Luxe 2000,
Microsoft Encarta, 1999 [CD-ROM] |
| Rome, mille ans de puissance et de
gloire, Sélection du Reader's Digest, Espagne, 2001 |
I V. - Le théâtre.
Si l'on en croit certains érudits, les grands jeux cycliques auraient compris sous la République plus de représentations scéniques que de courses
. Mais le départ entre elles est fort
malaisé à établir et, même si l'on admettait cette proportion au début, elle a sûrement été renversée sous l'Empire.
Dans la faveur de Rome, les circenses ont pris alors le pas sur les tragédies, les comédies et leurs succédanés plus récents.
Si les courses avaient ainsi conquis l'élite, on imagine sans peine l'attraction qu'elles exerçaient sur
l'homme de la rue, dont l'ordinaire ambition se bornait à conserver assez de rentes pour pouvoir s'offrir la propriété de deux esclaves robustes qui, le portant sur leurs nuques, lui permettraient, jusqu'à la fin de sa vie, «de prendre place sans danger dans le cirque tumultueux
».
Mais, si vastes qu'ils fussent, les trois théâtres de Rome eussent ensemble tenu près de cinq fois dans la seule
cavea du Circus Maximus.
L'hémicycle du théâtre de Pompée, dédié en 55 avant Jésus-Christ au nord-est du cirque
Flaminius, là où les courbes de la Piazza di Grotta Pinta en dessinent encore le contour à nos yeux, contenait autour de ses 160 mètres de diamètres,environ
27 000 places assises .
L'hémicycle du théâtre de Balbus, tracé en 13 avant Jésus-Christ, sous l'actuel Monte dei Cenci, ne renfermait que 11 510
Ioca, soit 7 700 places assises.
Enfin, conçu par les architectes de Jules César, terminé en 11 avant Jésus-Christ par ceux d' Auguste,
l'hémicycle du théâtre de Marcellus, que couronne aujourd'hui le palais
Sermoneta, ne comptait, que sur 150 mètres de diamètre, que 20 500 loca, soit 14 000 places assises. Au plus, par conséquent, ces trois théâtres pouvaient donner asile à 60 000 spectateurs.
. Pour satisfaire leurs loisirs, les monarques ont inspiré ou financé la construction de théâtres en pierre, d'autant plus onéreuse, pourtant,
la « saison » intercalée entre les ludi Megalenses et les ludi
Plebei ne durait que d'avril à novembre , et qu'au cours de cette période réduite les représentations n'avaient lieu que pendant un certain nombre de jours; et malgré son rapide déclin, cette passion ne s'est éteinte qu'après l'Empire, le théâtre de Pompée, restauré sous Domitien, sous Dioclétien, sous Honorius, le fut une dernière fois par les soins du roi ostrogoth Théodoric, entre 507 et 511 de notre ère.
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Tragédies
À la fin du ler siècle de notre ère, probablement sous l'influence du théâtre hellénistique,
l'évolution de la tragédie s'était accomplie en deux étapes, dont la logique implacable l'a finalement changée en figures de ballet. De toute antiquité, le texte des tragédies romaines s'était divisé en parties dialoguées
(diverbia) et en récitatifs et chants (cantica), auxquels le dur public romain prenait plaisir comme à une détente et à un dépaysement.
Les chefs de troupe de la période républicaine avaient fait monter le choeur de l'orchestre sur la scène, avec l'intention de le mêler davantage à l'action. Ceux de l'Empire n'hésitèrent pas à l'y incorporer tout à
fait
On peut penser que les plus fameux de ces cantica répétés de génération en génération étaient sus par tout le monde, sans avoir été appris par personne. Aux funérailles de César, la foule chanta ceux de
l'Amorum iudicium de Pacuvius, qui semblaient n'avoir été composés deux siècles plus tôt que pour traduire sa
douleur
C'est la même émotion qu'excitaient dans la foule les cantica des représentations théâtrales. En modulant les mélopées qui si longtemps l'avaient remuée ou bercée, en les soutenant
des sons des instruments, surtout en les animant par les intonations , le spectacle tirait le public de
sa mélancolie, et, avec une puissance multipliée par la présence de ces milliers d'hommes et de femmes qui se souvenaient ensemble
et vibraient à l'unisson
. Des concours remplissaient toujours les journées de représentations, mais ils ne mettaient plus aux prises que des chefs de troupe
(domin igregis). La production était tarie. Les dernières tragédies ne descendent pas plus bas que le règne d' Auguste; et l'on ne cite point non plus
de nouvelles comédies
Source :
Rome a l'Apogée de l'Empire /
Jérome Carcopino Editions Hachette / Bibliothèque Municipale Arcachon
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