La stratégie impériale
romaine a été longtemps décrite comme une stratégie du limes,
c'est-à-dire une stratégie défensive par l'installation d'un cordon
fortifié renforçant ou non un obstacle naturel (un fleuve, le désert).
Inaugurée par
Vespasien, elle s'imposa avec
Hadrien
créateur du mur breton et du vallum rhétique et ne fit que
s'accentuer. ....... A SUIVRE SUR SITECe terme (limes)
appartient au langage des arpenteurs (les agrimensores). Il servait à
désigner un chemin ou une bande de terrain séparant deux éléments
centuriés (= lot de terre cadastrée) ou bordant une centurie voisinant
avec une portion non centuriée du territoire. Dans un contexte militaire,au
sens de frontière, limes s'oppose à ripa et matérialise la
frontière « terrestre » à côté de la frontière « fluviale ». (…)
Le mot limes est impropre parce que la réalité qu'il entend
recouvrir ne répond pas à ce que fut l'organisation des frontières romaines.
. L'Afrique des déserts révèle encore d'autres manières de concevoir des
frontières dont le rôle militaire n'était ni isolé du reste, ni étranger au
fonctionnement de l'administration et de l'État.
.
Hadrien institua une palissade de bois ou vallum en Germanie
supérieure et en Rhétie.
Antonin
le Pieux lui substitua une construction en pierre, rectiligne sur 80 Km
entre Walldurn et Weltzheim, en arrière de laquelle était disposée une
multitude de forts. Des tours de guet et un système de routes longitudinales
complétaient le dispositif. Cette ligne de surveillance n'était pas une
barrière et n'était pas conçue pour empêcher à tout prix le passage d'un
ennemi, ce qui n'était pas non plus l'objectif des murs bretons.
Celui d'Hadrien avait mis à profit le rétrécissement naturel entre Tyne et
Solway. Il fut bâti, en partie en pierre, en partie en terre et en bois,
entre 122 et 130 approximativement, mais il subit ensuite des aménagements
et des améliorations (on l'édifia alors entièrement en pierre). Courant sur
plus de 120 Km, il était d'une épaisseur de 2,5 m et pouvait avoir une
hauteur de 5 à 6 m. Un fossé longeait en façade les secteurs peu escarpés.
Tous les mille pas, un fort (milecastle) abritait de petites
garnisons ; dans l'intervalle on avait posté deux tours de guet. Sur
l'arrière du mur un intervallum avait été aménagé comportant en
particulier un fossé qu'on ne franchissait qu'à hauteur des forts. À une
date plus tardive, une route .........A SUIVRE SUR LE SITE
http://www.empereurs-romains.net/empret59a.htm#12
http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.mangin/romains/ro_2.htm